Le renseignement pendant la Révolution française
Surveillance, comités et naissance d’un appareil de sécurité moderne
Introduction
La Révolution française, à la fin du XVIIIᵉ siècle, constitue un tournant non seulement politique et social, mais aussi dans l’évolution du renseignement. En période d’instabilité extrême, l’État révolutionnaire expérimente et centralise des dispositifs de surveillance et de sécurité intérieure.
🛡️ Deux comités clés
👮♂️ Comité de Sûreté générale
Créé durant la Révolution, il agit comme police politique, chargé de la surveillance intérieure et de la sécurité nationale. Doté de pouvoirs étendus pour arrêter, juger et exécuter des suspects sans procès formel, il devient un acteur majeur de la Terreur. Exemple précoce d’un appareil de surveillance et de répression d’État.
🛃 Comité de Salut public
Établi en 1793, il fait office de gouvernement exécutif de la République en crise. Il gère les affaires militaires, diplomatiques, économiques et de sécurité intérieure. Sous des figures comme Robespierre, il mène des actions sévères contre les « ennemis de la Révolution », contribuant largement à la Terreur. Symbole d’un pouvoir absolu et d’une centralisation extrême.
👁️🗨️ Les mouchards
Omniprésents dans la société, ils servent d’yeux et d’oreilles aux comités. Leurs méthodes, inspirant crainte et méfiance, marquent la période et influencent durablement la Police, encore sous le Consulat et le Premier Empire.
🏢 Premières ébauches d’agences
Dans cette tourmente émergent des ébauches d’agences formelles de renseignement : embryons d’organisation systématique (collecte, traitement, diffusion), annonciateurs d’une mutation profonde de l’art de l’espionnage.
📚 Pour aller plus loin
- Jeanne-Laure Le Quang — Une police officieuse
- James Guillaume — Le personnel du Comité de sûreté générale
- Albert Métin — Les origines du Comité de Sûreté générale